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Nicolas Galic, le nouveau pape de la grenouille

Fils d’immigrés croates, Nicolas GALIC (prononcer galitch) naît à RILLIEUX le 9 novembre 1982. Il passe toute son enfance et son adolescence dans un quartier « chaud » de Couzon. Ecole de Couzon, foot de Couzon, copains de Couzon, petites bagarres couzonnaises, le petit Galic est un vrai couzonnais.

Le 13 février 1993, il est témoin de la mort de son père dans un tragique accident, et, 18 ans plus tard, son regard supplie encore le silence.

Après l’école primaire, il continue sa scolarité au collège Fromente de SAINT DIDIER, sans grand enthousiasme.

Au sortir du collège il hésite sur son avenir dans le monde du travail où il y a bien peu de place pour exprimer son indépendance rebelle. Chauffeur routier comme son père ou se lancer dans la restauration ?

 Il aime bien la bonne cuisine et aide souvent sa mère à préparer les repas familiaux, mais de là à en faire son métier….

A 17 ans il  fait un stage de 3 jours au restaurant Le Rive Droite tenu par le chef Jean-Louis Guido, pour voir. Trois jours qui lui suffisent à prendre sa décision, RABELAIS !

Pendant ses deux ans de préparation au C.A.P. de cuisine il reste en alternance chez Jean-Louis Guido où il découvre avec gourmandise les secrets de la préparation des grenouilles fraîches à la provençale (à Rabelais, on ne cuisine pas la grenouille).

Il obtient brillamment son diplôme et est immédiatement embauché au Rive Droite comme second de cuisine en juillet 2001, un poste qu’il occupera jusqu’en 2007.   Au bout de trois ans de pratique, le petit Nicolas est devenu grand et les grenouilles sont vraiment sa spécialité, à tel point que les clients du restaurant sont incapables de faire la différence entre celles du Chef et celles du Second, et il est nommé responsable de la formation des apprentis (il en formera trois).

En 2005, sachant que Jean-Louis Guido voulait vendre son restaurant, il se propose comme acheteur, il a 23 ans ! Deux ans plus tard, c’est chose faite.

Le 1er avril 2007 il devient, avec sa soeur Maryia, le 4ème  patron de cette institution couzonnaise. Ils viennent de fêter leur quatrième saison et pensent bien rester  le plus longtemps possible, lui en cuisine, elle à l’accueil.

Maintenant, père de deux enfants, Nicolas Galic trouve à Couzon tout ce qui participe à son équilibre. Cela lui  permet de se consacrer à fond à la recherche de l’excellence dans sa spécialité et à viser le simple et le bon.

Son meilleur souvenir en cuisine : juste avant de passer son C.A.P., il est mis en concurrence, dans la préparation d’une poêlée de grenouilles,  avec le second de cuisine de l’époque, et qui a déjà cinq ans de pratique au Rive Droite.  Lors de la dégustation à l’aveugle, sa préparation emporte l’adhésion totale du « pape » Jean-Louis Guido.

Son plus mauvais souvenir en cuisine : dans l’année qui précède l’achat du restaurant, il se retrouve totalement responsable de l’affaire pendant une semaine d’absence du Chef, un avant-goût de ce qui l’attend. C’est une catastrophe ! Mauvaise gestion, laisser-aller en cuisine, etc. Et une énorme colère du patron !

Et en dehors de la cuisine ?

Nicolas Galic a bien peu de temps à consacrer aux loisirs qui se résument à des fêtes avec ses amis d’enfance, et quelques sorties pendant les 20 jours de fermeture du restaurant en janvier.

 En musique, c’est le rap français,  NTM, et aussi la musique populaire croate, tandis que la peinture et la littérature ne font pas partie de ses centres d’intérêt.

S’il pouvait faire du sport, ce serait le foot dont il reste passionné même s’il y a moins de clients dans son restaurant lors des grands matches. Et quand il y a France-Croatie il vibre pour le pays de ses racines.

Autrefois, Jean-Louis Guido avait été surnommé « LE PAPE DE LA GRENOUILLE » en titre d’un article paru dans une revue gastronomique. Désormais, sachez-le, Nicolas Galic est « LE NOUVEAU PAPE DE LA GRENOUILLE » et compte le rester longtemps grâce à l’enseignement intransigeant de  celui qu’il considère comme son deuxième père : la gestion, la propreté, la formation des apprentis (Mickaël, l’actuel apprenti est le 3ème qu’il forme depuis 2007), la rigueur, la distanciation.

                                                                         « Maître Sibor »


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