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JEAN-MICHEL DIJON, MAÎTRE INTERNATIONAL DU JEU D’ÉCHECS PAR CORRESPONDANCE

 

En juillet dernier il avait obtenu sa dernière norme pour devenir « I.M. » (voir l’article dans « Le Progrès » du 24 juillet), mais c’est seulement fin octobre que le sociétaire de l’ACEL s’est vu décerner officiellement le titre de « International Correspondence Chess Master » par l’ICCF (The International Correspondence Chess Fédération) lors de son congrès en Turquie sous la présidence d’un français, Éric RUCH.

Pour être Maître International, c’est simple : compter dix ans à  raison d’une moyenne de 3 heures de jeu par jour,  faire au moins deux performances à 2450pts Elo au cours d’un minimum de 24 parties disputées dans les tournois de l’ICCF et arrivées à terme (chaque joueur a 50 jours pour jouer dix coups et ainsi de suite – jusqu’à épuisement ?!- et une partie peut durer douze mois, voire dix huit).

Jean-Michel Dijon vient donc d’entrer dans le cercle très fermé des 35 I.M. Français et se donne une quinzaine d’année pour rejoindre le premier cercle des 6 Grands Maîtres avec à leur tête, Christophe LÉOTARD, qui a été Champion du Monde en 2007-2008.

On en a donc pas fini avec JMD et cela vaut bien mon premier Gros Plan Sur…

Jean-Michel Dijon naît le 19 avril 1963 dans une famille où le jeu d’échecs reste avant tout un jeu et non une source de dépassement de soi dans et à travers la compétition. Après quelques années passées à pousser du bois au coin de la cheminée, l’appel du large est trop fort et, en 1976,  Jean-Michel s’inscrit au club d’échecs de son collège, le C.E.S. JEAN DE TOURNES.

En 1981, pour Jean-Michel, c’est le grand bond en avant grâce à sa grande soeur qui connait bien la femme de Francis LENGLET, un très bon joueur d’échecs et qui cherche de jeunes recrues pour son club… Vous devinez la suite ! Jean-Michel se retrouve au club de la M.J.C., de FONTAINES SAINT MARTIN pour jouer en F.S.G.T. (Fédération Sportive et Gymnique du Travail), il a 18 ans. Et c’est alors qu’il rencontre ceux qui deviendront ses fidèles amis tout au long de son parcours échiquéen, Éric DIDIER et Stéphane LENGLET. Il restera avec eux pendant quatre ans et les abandonnera pendant six ans pour réaliser sa nouvelle passion, le virtuel.

 En 1985, il participe à sa première compétition d’échecs par correspondance, oraganisée par la revue EUROPE-ÉCHECS. En 1990, il s’inscrit à l’AJEC (Association des Joueurs d’Échecs par Correspondance, une assotiation loi 1901 affiliée à la Fédération Française des Échecs et qui organise un championnat de France), sans pour autant pouvoir résister à l’appel de ses potes toujours englués dans le matériel. Dès 1991 il les rejoint à BRON pour jouer dans leur équipe qui évolue en Nationale 4, mais , en 1998, sa passion virtuelle le ronge trop et il se lance à corps perdu dans les bras des sirènes informatiques en s’inscrivant  à l’ICCF, en 2000, avec l’objectif de devenir « I.M. ».

Cependant, en 2008, il est à nouveau contacté par Éric pour revenir au réel de la matière et s’inscrit à l’ACEL , avec un enthousiasme non dissimulé, comme s’il n’attendait que cela pour éviter le danger  de l’enfermement virtuel dont il a toujours eu une peur inconsciente.

En 2010, au sein de son deuxième club FFE en 34 ans de compétition, avec ses potes plus cinq autres partenaires qui constituent une belle équipe et remarquée dans le petite monde échiquéen lyonnais, il se retrouve en Nationale 3, comme à BRON en 1992, tout en se gardant la possibilité de réaliser son objectif , G.M.I.  par correspondance, entre 2010 et 2025.

Comme nombre de joueurs d’échecs, il est intarissable et il faut vraiment le forcer pour qu’il réussisse à sélectionner ses meilleurs ou plus mauvais souvenirs en tant qu’amoureux du jeu et en tant que joueur.

Son meilleur souvenir en tant que passionné : au CAP D’AGDE en 2003, lors des Championnats du Monde de parties semi-rapides (25 minutes par joueurs),  il assiste de très près au combat entre deux  monstres sacrés, et qui se termine par la victoire de son préféré, l’Indien ANAND contre le Russe KRAMNIK. Pour JMD, « côtoyer de tels champions vous donne des ailes et marque à jamais votre approche échiquéenne ».

En tant que joueur il ne peut se résoudre à ne garder qu’un seul meilleur souvenir, il y en a deux, d’égale valeur pour lui :

En 1992 il a la chance d’affronter Christophe LÉOTARD (futur Champion du Monde) dans un tournoi par correspondance qualificatif pour les championnats de France, et se voit infliger deux raclées, mémorables dans ce qu’elles lui ont apporté dans son éternelle recherche de la beauté échiquéenne.

En 2004, toujours dans une partie par correspondance, avec les noirs (il avait choisi une Est-Indienne), il obtient sa première victoire contre un Maître International , PAVONI,  au bout d’un long combat produisant l’une de ses plus belles parties, voire la plus belle.

Son plus mauvais souvenir ? Là, aucune hésitation « C’était dans une rencontre du championnat par équipes à GRENOBLE et je jouais avec BRON. J’avais obtenu l’avantage d’une pièce et je cherchais une combinaison intéressante pour en gagner une deuxième, ce qui aurait anéanti mon adversaire. Je trouve, je joue, mon adversaire me regarde, éffaré, prend sa pièce, me regardant toujours, et annonce MAT ! Il n’y a pas de mots pour exprimer l’horrible sensation qui m’a envahi, une totale liquéfaction de soi. ».

Mais en dehors du jeu d’échecs, y-a-t-il une vie pour JMD ? 

Sa passion échiquéenne n’est pas une obsession et reste dans une case parmi tant d’autres, si ce n’est toutefois, que, actuellement contrôleur des impots à TRÉVOUX depuis  1984, il a toujours refusé de passer le concours pour être inspecteur, privilégiant la qualité de sa vie plutôt que la soumission au toujours plus et « préférant les échecs à la fiscalité »

En musique il aime bien, le classique, en particulier TCHAÏKOVSKY et les Russes, le rock , notamment les  Rolling Stones, la chanson française avec Jacques Dutronc et par dessus tout GAINSBOURG, « capable de tout faire en musique et paroles sans jamais se soumettre aux modes. Il a cette qualité d’intemporalité qui permet à chaque génération de se retrouver dans ses chansons ».

En littérature il a été marqué par « Le Seigneur des Agneaux », il adore STENDHAL, ZWEIG, POE, BAUDELAIRE,  et ne peut se passer de continuer à lire des policiers alors qu’il a déjà lu tous les grands classique du genre. Mais il n’a pas lu le dernier HOUELLEBECQ ni d’ailleurs les précédents.

En théatre, GUITRY, au dessus de tout.

En peinture, en premier, DALI,  puis FRIEDRICH, et un attachement particulier pour VIGÉ-LEBRUN, une portraitiste de la fin du 18ème siècle (tous les portraits de Matie-Antoinette sont d’elle) à la cour de Versailles et aussi  auprès de Catherine de Russie.

Enfin, et c’est commun à nombre de joueurs d’échecs, bien sûr que pour JMD la vie ne se résume pas à 64 cases, il y a aussi les joies, renouvelables à souhait, de la gastronomie. Il adore faire la cuisine et ne peut se passer de découvrir de nouvelles saveurs, trouver de bonnes tables, de choisir avec soin ses légumes (depuis son arrivée, il est l’un des plus fidèles visiteurs du potager bio de l’ACEL) et autres ingrédients.

Cela explique peut-être aussi pourquoi j’ai choisi JEAN-MICHEL DIJON , MAÎTRE INTERNATIONAL, comme sujet de mon premier Gros Plan Sur…

 Maître Sibor

Jean-Michel DIJON, maître international du jeu d'échecs par correspondance


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